Après Olivier Besancenot puis François Hollande, c'est au tour de Marie-Georges Buffet d'apporter son soutien aux grévistes du site francilien de l'Imprimerie Nationale (IN). Ce soutien d'un personnage politique de premier plan, qui survient après les déclarations de divers députés et sénateurs, pourrait sembler cocasse s'il n'intervenait en pleine restructuration d'une imprimerie de renom avec tout ce que cela signifie en termes de suppression d'emplois. Cocasse car le même personnel politique, les sénateurs notamment, s'est montré bien plus discret, en Décembre dernier, concernant l'élargissement de l'éco-taxe sur les imprimés distribués. Un élargissement de la taxe, voté au dernier moment et qui a totalement remis en cause le contenu des dispositions mises en place par les organisations professionnelles. Un élargissement qui accroît le coût de réalisation des imprimés, favorisant de facto les délocalisations de production, mais qui, étrangement, épargne la presse, tant il est vrai qu'un quotidien d'information ne finit jamais dans une poubelle. S'il est louable de voir les politiques s'intéresser à la sauvegarde de l'emploi industriel, notamment dans le cas de l'imprimerie de Choisy, il serait peut être pertinent que cette vision industrielle anime leurs textes législatifs. A moins d'imaginer que l'animation médiatique actuelle n'ait comme horizon que le mois de mars électoral qui s'annonce, ce que l'on ne saurait raisonnablement envisager... |